Un court-bouillon fait-maison

Il  faut bien occuper les journées à Dakar ; non, ce n’est pas vrai, il y a toujours mille et une choses à faire et à dénicher !

aussi ai-je eu l’idée de préparer ces petits sachets très pratiques à l’usage ; ils sont tellement sympas que je les ai déjà plusieurs fois offerts à des coupines proches qui en facilement trouvées l’usage ;

court-bouillon

Vous avez besoin

1 l d’eau

1l de vin blanc sec *

2 carottes en rondelles

100 g d’oignons en tranches fines

les queues d’un bouquet de persil **

quelques branches de thym

5 ou 6 feuilles de laurier

3 tiges de céleri

30 g de gros sel

25 g de grains de poivre ***

la liste est celle du véritable court-bouillon ;

versez l’ensemble dans un faitout et amenez à ébullition douce pendant un bon quart d’heure ;

* j’utilise de plus  en plus souvent de l’excellent vinaigre lorsque je n’ai pas de vin blanc sous la main ; je préfère cette technique plutôt que d’y mettre du  vin de “basse extraction”…   à Dakar, vu les tarifs de frêt du genre 1 bras et un oeil… dans ce cas là je diminue les proportions  : 1litre d’eau pour 20 cl de vinaigre ;

** les queues du persil ont autant de vertus odoriférantes que les feuilles elle-même ; cela vous permet d’utiliser les pluches pour saupoudrer le plat préparé ;

*** c’est la taille exacte d’une mignonette vendue en super marché ; souvenez-vous que le poivre noir est plus parfumé que piquant au contraire du poivre blanc qui a peu d’arômes mais pique davantage ;

je fais d’abord sécher les feuilles de cèleri au four à 100° C tout doucement pendant un petit moment ; lorsque elles sont presque sèches, rajoutez le thym et le laurier ;

je mixe dans un robot le cèleri, le thym et le laurier jusqu’à obtention d’une poudre ;  je les emballe dans une étamine style compresse médicale et  puis je termine par un ruban en coton de préférence ; vous pourriez faire la même chose avec le sel et le poivre ; je ne me hasarde pas à les mixer car j’aime bien voir le sel se dissoudre et les grains flotter dans le bouillon ; cela laisse la possibilité de retirer les grains si leur saveur est trop puissante ;

C’est la base de la cuisson de tous les crustacés et des poissons pochés ; je préfère souvent selon l’épaisseur du poisson arrêter la cuisson et mettre le poisson dans le liquide bouillant ; cela évite la “surcuisson “et ne le dessèche pas du tout ; c’est vrai cela prend un peu plus de temps… mais tout est question d’organisation, n’est-ce pas ?

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