Le lendemain de mon arrivée à Pékin, j’ai reçu l’une des plus plus terribles et l’une des plus tristes nouvelles de mon existence ;
et, après l’abattement et l’hébétude que pourrait donner un grand coup sur la tête, la vie a repris ses droits ;
après cette immense tristesse qui m’assaillait de toute part et me laissait sur le flanc, la vie a repris ses droits ;
la vie ne nous laisse pas sur le bord du chemin ; elle nous accompagne tant bien que mal et nous aide à nous relever ; je le réalise brusquement comme si c’était une évidence tapie dans l’ombre ;
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et le printemps de Pékin m’a de nouveau souri ;
j’ai apprécié entrecouper nos longues promenades, d’un bol de nouilles sur le bord de la rue ;
j’ai aimé me remplir les yeux de ces temples, de ces hutongs dont mon frère, à coup sur, aurait su m’expliquer l’architecture et l’histoire ;
j’ai adoré déguster un canard laqué avec ma fille, Héloïse et ma cousine puis ensuite réaliser que j’avais passé un moment enchanteur ;
la floraison des pivoines aux mille formes a atténué ma peine ;
et, je me dis que mon frère m’a fait une fois de plus un très beau cadeau : une parcelle de son extraordinaire force….







9 Comments
auntie jo on 9 juin 2011 at 11 h 35 min.
Oui, tu as raison : « la vie ne nous laisse pas sur le bord du chemin ; elle nous accompagne tant bien que mal et nous aide à nous relever »
Je t’embrasse ma Dumé
gracianne on 9 juin 2011 at 11 h 37 min.
yin-yang
Bige on 9 juin 2011 at 11 h 47 min.
Que dire ? Que te dire ? Que cette impression d’avoir pris 1 coup de poingt dans le ventre, je la connais que trop bien depuis novembre ? Même si, oui, la vie continue. 1 petite parcelle de toi, comme de moi, s’en est allée avec eux. On souffle un grand coup et, hop, on repart ?!
brigitte on 9 juin 2011 at 11 h 51 min.
oh oui la floraison des pivoines….
Les gens que l’on aime ne partent jamais totalement tant qu’on les porte en nous
bises attristées Dumé, keep going
marylène on 9 juin 2011 at 12 h 20 min.
Le couperet n’est pas passé loin de Guillaume, notre dernier, ce sentiment de terreur, et d’hébétude me colle encore. Et pourtant, il me semble qu’une force extérieure me porte et me fait aller de l’avant. Toutes mes pensées t’accompagnent biz
Loul@ on 9 juin 2011 at 12 h 30 min.
Ton message est porteur de tant d’amour que j’en ai les larmes aux yeux.
Anne on 9 juin 2011 at 21 h 20 min.
je t’embrasse
bergeou on 15 juin 2011 at 14 h 47 min.
Comme Joëlle je trouve cette phrase très juste « la vie ne nous laisse pas sur le bord du chemin ; elle nous accompagne tant bien que mal et nous aide à nous relever » …
des bises
mayacook on 19 juin 2011 at 21 h 15 min.
Plein de courage et de douces pensées!