,

Chronique malgache, l’île rouge…. #1

C’est toujours un moment très agréable que de s’assoir à sa table et de trier ses dernières photos ; l’on se souvient de la couleur du ciel, des myriades de petites parcelles de latérite accolées les unes aux autres ;

 

la douceur du climat de la grande île en ce début de mois de novembre était enchanteresse et la route nous dirigeant vers le Sud  la température « fraichissait » peu à peu ; tellement agréable de sentir la vivacité de l’air du début de soirée, juste avant que les moustiques ne se ruent sur la première cheville à leur portée ;

 

Chaque Malgache possède, peu ou prou, un lopin de terre cultivé ; de même que chaque maison possède un petit grenier à riz ; il en va de la survie de sa famille ;

Madagascar

Comment l’homme peut-il avoir un tel pouvoir de résilience pour accepter que d’une génération à l’autre tout change mais rien ne change ; le Sisyphe de la mythologie, montant et remontant son éternel rocher en guise de punition, semble être remplacé par le Sisyphe dans sa meilleure version : celle de Camus face à l’incurie humaine ; pouvons nous donc considérer que l’homme se réjouit de sa tâche accomplie et non de l’absurdité de cet ouvrage ; je ne peux manquer d’admirer la solidité, la ténacité et «l’élasticité« de la psychologie humaine qui se remet de chaque chute et se remet en selle après chaque insuccès ;

C’est, je pense la lus grande leçon, que j’ai reçu de mes balades africaines, océaniennes, caribéennes ;

Mamy, notre chauffeur conduisait lentement, comme s’il avait deviné que l’extérieur m’attirait, que je n’avais pas assez de puissance visuelle pour tout emmagasiner, tout voir, tout retenir ;

 

La sortie de la ville, la traversée du marché, le passage dans les rues engorgées, tout me ramenait au marché HLM, à Sandaga, à Volo-Volo, au km 5 de Bangui ; la même touffeur, la même sensation de promiscuité avec une espèce d’imminence de fin du monde comme si tout allait se jouer ici ;

Et puis, des paysages magnifiques dans la clarté du matin ; des villages ou chaque membre de la communauté essaye de tirer son épingle du jeu en proposant aux touristes une spécialité ; les vierges, les confitures, les instruments de musique ou bien les bibelots en alu ; tout est prétexte à essayer de sortir de l’ornière et chaque villageois participe à ce travail collectif ;

 

Et l’on se surprend à avoir envie de repeindre le ciel……

J’aime bien ça…..

et sur Facebook...
  • 0

    Overall Score

  • Reader Rating: 0 Votes

You May Also Like

2 comments on “Chronique malgache, l’île rouge…. #1

  1. Merci pour ces chroniques, pour les émotions que tes images et tes mots suscitent à chaque fois à l’évocation de cette terre natale que je n’ai revue que deux fois. Ta façon d’en parler me laisse imaginer ta sensibilité à ces personnes attachantes, et comment leur résister…?

    • je suis heureuse que mes chroniques te « parlent » ; même si celle-ci était plutôt un « coup de gueule » !
      mais quel pays magnifique…..

Participez à la conversation !