Jeunes oies aux épices et au miel
By dumè B | novembre 9, 2009
Il était parti accompagner sa benjamine chez son ami ; il savait bien que ces quelques jours passés chez lui seraient des instants de grands bonheur pour la jeune personne ; pas évident cette métamorphose pour elle, mais il était convaincu que de cette chrysalide naîtrait une personne “de bien” ;
il espérait cependant que cet amour immodéré pour les animaux, cette patience et ce respect c’est de lui qu’elle les tenaient ;
ce qu’il avait essayé de transmettre à ses enfants c’était une vision objective de la situation, sans misérabilisme ;
l’élevage ainsi que la production d’animaux domestiques sont faits par l’homme et pour l’homme afin d’assurer leur autosuffisance ; sans mièvrerie dans les sentiments ;
elle savait que le bétail qu’elle prenait plaisir à nourrir et à soigner était destiné à l’assiette ; d’ailleurs, elle l’avait déjà maintes fois aidé à abattre un animal malade ou blessé ;
pourtant elle allait passer des moments inoubliables au milieu du poulailler et dans la bergerie ;
Vous avez besoin
- 1 oie de 2,5-3 kg
- 4 cuillères à soupe de matière grasse
- 5 ou 6 cuillères à soupe de miel liquide
- 2 cuillères à café de 5 parfums *
- 2 oranges
- 5 cuillères à café de zeste d’orange
- 1 /2 bouteille de vin blanc sec
- sel & poivre du moulin
Préchauffez votre four à 210°C (th. 7) ; mettez la volaille (vidée, bridée par le volailler, éliminez le bréchet et laisser la peau du cou un peu longue ) dans un plat ; pressez la première orange, mélangez avec le miel et les épices asiatique 5 parfums, en badigeonner l’oie à l’aide d’un pinceau ; assaisonnez à votre convenance et saupoudrez d’un peu de zeste d’orange râpé ;
ajoutez 4 cuillères à soupe d’huile neutre (ici l’huile d’arachide convient tout à fait ) à défaut de graisse d’oie et le jus de 1 orange ; faites-la cuire 2 h en la retournant régulièrement et en l’arrosant ; ajoutez le jus de l’autre orange ainsi que le vin blanc sec à mi-cuisson ; si vous avez l’impression qu’elle colore trop vite, recouvrez-la d’une feuille de silicone utilisée en pâtisserie ; elle a l’avantage de passer dans le lave-vaisselle et d’être réutilisable à loisir ;
laissez reposer l’oie environ 20 mn tout en la gardant au chaud, puis découpez-la ; la peau croustillante et bien dorée que c’en est un vrai bonheur ! servez avec des légumes rôtis ou bien le plat mitonné ce jour là… à suivre donc !
* mélange d’épices traditionnellement composé d’anis étoilé, de cannelle, de fenouil, de clous de girofle et de poivre de Sichuan ;











6 Comments
Gwen on 9 novembre 2009 at 9 h 57 min.
Moi, je suis un peu mièvre, alors je ne pourrais pas abattre un animal que j’ai élevé… Donc, j’aurais peut-être des poupoules pour les oeufs, qui finiront en très vieilles poules trop coriaces pour être mangées…
Mais comme je suis une gourmande, j’hérite des volailles de mon Papa ! Avec du miel et des épices, comme çà, c’est à tomber
gracianne on 9 novembre 2009 at 10 h 49 min.
Bon, je ne pourrais pas la tuer, a moins d’avoir très très faim. La plumer, la vider, sans problèmes. Et la manger laquée de cette façon, alors la, plutôt deux fois qu’une!
mayacook on 9 novembre 2009 at 13 h 29 min.
Les choses de la vie en effet, mais pas toujours facile à faire surtout quand on est jeune….Dire que je n’ai jamais mangé d’oie…j’aimerais que celle-là soit la première!
Pascale (ivS) on 9 novembre 2009 at 14 h 07 min.
Moi non plus, je n’ai jamais mangé d’oie. Et celle-là, j’aimerais non seulement la déguster, mais la cuisiner comme cela doit être un grand plaisir préliminaire!
douxmets on 9 novembre 2009 at 14 h 25 min.
mais non Mamzelle Gwen du tout ; mais dans un élevage il y a toujours des petits favoris qui meurent de leur belle mort ; et puis les oeufs se transforment parfois en poussins tu sais…
et les vieilles poules sont délicieuses dans les plats mijotés ;
la jeune fille en question a une grande expérience avec les caprins et ne suis pas certaine que les volailles soient sa tasse de thé ; elle a juste intégré que c’est un cycle normal ;
Gracianne et Maya vous avez raison, tentez l’expérience ; elle en vaut le coup ;
TheCélinette on 10 novembre 2009 at 11 h 44 min.
Joli texte pour introduire une recette qui semble délicieuse